VI - ENCORE N’IMPORTE QUOI

Encore n importe quoiBon je vais vous raconter l’histoire des trois mousquetaires, ah non ils sont quatre.

Bon, parlons de ce gars qui carburait à l’absinthe, mais si celui que l’on nomme, l’homme aux semelles de vent, qui voyait ce que nul ne pouvait voir, et bien, il avait déjà tout compris. Faut pas prendre le volant dans cet état.

Bon imaginons que dans un moment de lucidité, il arrive à conduire, et là, tout à coup, trois gendarmes sur la route tendent la main vers lui, et lui somment de se ranger. Si, si, on apprend ça à l’école de gendarmerie, sauf qu’en général, il y en a qu’un qui stoppe la voiture et l’autre, se met dans l’angle mort des rétroviseurs au cas où cela tournerait mal.

Bref, le règlement dit qu’il est d’usage de le faire à trois, parce que c’est marqué sur leurs blasons, écussons, le truc qu’ils ont au-dessus du bras…. Mouaih, c’est comme ça dans ce pays, ils sont bizarres.

Bon, ensuite, il se passe quoi, entre le gendarme et notre gars qui vient des terres du nord mais qui n’est pas à jeun. Ben rien, puisque il y a une porte de voiture entre eux. Et notre troisième gendarme qui se trouve sur le côté passager, on va l’appeler Pau parce qu’il  a un chat qui ne sert à rien, et bien lui, vu qu’il est cocu, espérons qu’il ne soit pas jaloux, il fait de la figuration. Si vous avez des difficultés à suivre, demandez à un gendarme de vous faire un croquis ou de vous arrêter avec le geste réglementaire.

Je n’ai pas précisé mais la voiture, c’est une porche, alors notre gendarme qui est à l’avant, qui n’a pas confiance, non plus, en ce qui est écrit noir sur blanc, ne demande pas au conducteur ses papiers mais d’ouvrir le coffre !

Et là ! Surprise ! Il est rempli de briques rouges…

Vous vous attendiez à quoi de la part d’un gars qui carbure à l’absinthe ?

Le gendarme qui voyait bien la scène de son angle mort, qui est un peu la clé de voûte de notre histoire, dit au chauffeur : vous allez où ?

J’va c… pas le temps de finir, le gendarme le coupe :

« Vous allez laisser votre porche en brique et continuer à pied, stoppez l’absinthe ou le whisky (petite pensée pour notre figurant), allez vers le rhum de qualité ».

Moralité de l’histoire, si vous venez me voir, quand vous entrez, évitez les objets de valeur, l’alcool (sauf un petit verre de vin en cachette) et regardez dans l’angle mort, il reste une trace de mon histoire.

 

Post-scriptum : Cela l’amuse, la clio, mais il faudrait la passer au marbre après toutes ces briques. Si, si, il a dit ça en sortant de la ville.